La vie possède une sagesse qui me subjugue. J’aime bien improviser et laisser la vie suivre son cours, être à l’écoute de la synchronicité qu’elle m’offre, dans le rose comme dans le gris. Elle est remplie de paradoxes, de contrastes, de contraires, qui, ensemble, valsant, forment un équilibre que nous travaillons toute une vie à maintenir. Les moments de tristesse donnent toute la valeur aux moments de joie, le jour à la nuit, le salé au sucré, les moments de folie aux réflexions profondes, le blanc au noir, les élans passionnels aux décisions rationnelles, le désert à la mer. Chaque mouvement du balancier existe pour redonner à son opposé la valeur juste qui lui revient, et ce mouvement incessant, est, dans le paradoxe qui le compose, ce qui fait que nous sommes vivants. Récemment, j’ai eu le sentiment que j’avais omis de balancer avec la vie, comme si j’avais voulu retenir le balancier d’un seul côté. Comme si j’avais abusé crème glacée à la pistache :)

La photo, c’est une extension de mon être, un besoin viscéral, une passion, une seconde nature, une obsession saine et… vivifiante. Mais pour assurer un renouvellement et un équilibre dans cette vie de photographe (comme je peux imaginer, de tout autre métier qui soulève nos passions), il faut se laisser aller d’un côté comme de l’autre du balancier, ce que je n’avais pas fait jusqu’à tout récemment. Alors, je me suis rendue dans le désert. Puis j’ai gravit la montagne. Puis j’ai vu la mer. Puis j’ai vu la foret. La nature a sur moi un effet catalyseur, régénérateur, apaisant et purifiant. Chez elle, je me sens forte centrée et vraie. Alors, j’y ai fait le vide, et j’y ai fait le plein.

Durant mon voyage, j’aurai croisé la route de coyotes et de road runners, de sages Navhaos et d’éclopés du désert, d’anciennes compagnes de classe et de nouvelles connaissances, des papillons et serpents, de vedettes de cinéma et de vedettes de la rue, de pêcheurs, de raconteurs, de botox, d’anciens et de nouveaux clients, du froid et du chaud, deux photographes que j’admire et qui me font vibrer. À chaque rencontre, je réalisais ma chance et mon privilège de pouvoir vivre ainsi de ma passion, et de faire ces rencontres déterminantes, à chaque rencontre, j’ai appris de l’équilibre de l’autre. Mais le plus important, c’est que dans ce parcours entre le désert, la mer, la montagne, la forêt et la maison, je me serai retrouvée. C’est fou et fascinant ce que s’éloigner redonne une perspective fraîche sur notre vie. Vive les vacances, et maintenant, vive les mariages, parce que mon été en est bien rempli!
Allez vous faire une réserve de bon thé, parce que dans les prochaines semaines, beaucoup, je bloguerai!

Isabelle, que dire. Tu es une vraie artiste. Tes images sont aussi exceptionnelles les une des autres et ton écriture en est tout autant. J’adore la façon avec laquelle tu décris tes états d’âme. Merci de partager. Je suis Fan!
Valérie! Si tu savais comme je suis heureuse de pouvoir m’exprimer par les mots et les images, et encore plus de savoir que ces derniers peuvent toucher et interpeller… Un grand merci de ta générosité à mon endroit. Tes bons commentaires me touchent toujours…. :)
Inspirant.Comme chacun des posts que je m’empresse de lire et de regarder.Merci!